Un roman initiatique un peu confus

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Titre : La déchirure de l’eau

Auteur : John Lynch

Editeurs : Le castor astral

Genre : Contemporain

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Résumé : Le père de James Lavery est mort. Son fils est persuadé qu’il s’est sacrifié pour l’Irlande. Cherchant désespérément à échapper à sa pesante solitude, a sa pénible vie quotidienne et à l’alcoolisme envahissant de sa mère, James se crée son propre monde : il devient ainsi le héros d’une série d’aventures fantastiques qu’il rêve au fil des jours.
Mais les années passent et James entrevoit des étincelles de vérité à propos de son père. Alors qu’il embarque lui-même dans sa première histoire d’amour, il commence a comprendre les vraies complexités de la vie.

 

Je ressors un peu mitigée de cette lecture. L’histoire m’a globalement plu, mais ne m’a pas bluffée non plus.

Le roman est rédigé au présent et à la troisième personne du singulier. C’est un style un peu particulier auquel il faut s’habituer, et ici, j’ai eu un peu de mal à rentrer dedans. J’ai ressenti comme une mise à distance vis-à-vis des événements, et du coup, j’étais moins touchée par ce qui arrive aux personnages.

On suit l’histoire de James Lavery, un jeune homme irlandais de 17 ans dont le père est mort quand il était petit. Le mystère plane sur les circonstances de cette mort, dont on dit simplement « qu’il est mort pour son pays ». La mère, elle, refuse catégoriquement d’en parler. Vu le contexte de ce roman, j’ai assez vite eu une idée de ce qu’il en était, et en ai eu confirmation à la fin, car ce mystère n’est révélé que dans les derniers chapitres. Le reste du roman nous présente quelques premières découvertes du personnage principal et ses relations conflictuelles avec sa mère et son beau-père du moment. Le personnage principal est clairement marqué par la mort de son père, et la mort en général. Il s’invente souvent des mises en scène de morts différentes, adresse des lettres imaginaires à son père. Ces différentes scènes sont intéressantes dans le sens qu’elle montre l’aspect psychologique du personnage, mais sont parfois perturbante avec le reste du roman. James n’arrive clairement pas à faire son deuil, et blâme férocement sa mère, alcoolique.

Tous les personnages ont leur part d’ombre. Ils en ressortent très réalistes. Ils m’ont tous agacé tour à tour, et pourtant, je les ai tous compris dans leurs défauts et dans leur manque de communication. J’aurais aimé que la situation entre les trois principaux personnages évoluent davantage. J’ai eu globalement une impression de stagnation à ce niveau-là, qui m’a un peu déçue.

Pour finir, j’ai aimé l’exploration des relations familiales et le contexte politique de l’Irlande qu’on devine entre les lignes. J’ai regretté un certain ton froid qui ne m’a pas aidé à m’attacher aux personnages, et une certaine stagnation de l’histoire qui me laisse un goût d’inachevé.

 

A propos Edorra 83 Articles
J'ai grandi entourée de livres, films et séries TV. J'adore découvrir de nouveaux univers, de nouveaux personnages et de nouvelles histoires. J'aime aussi en créer par l'écrit. J'ai un grand faible pour les sagas, qu'elles soient fantasy, fantastiques, SF ou historiques.

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